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Production et commercialisation du riz au Cameroun, le sacré paradoxe de la pratique des coûts 

L’exportation de riz au Cameroun a augmenté de 364% en glissement annuel pour atteindre 11 500 tonnes contre 9 023 tonnes pour la même période l’année dernière. Le taux d’importation quant à lui ne faiblit pas véritablement, car 500 000 tonnes doivent être importés chaque année pour combler les besoins de consommation.

La demande nationale de cette céréale est de 576 949 tonnes par an contre une production locale annuelle de l’ordre de 140 000 tonnes. Cependant la non-rétention, quoique fortement génératrice de recettes, enlise le pays dans l’importation d’une denrée pourtant produite localement et dont la qualité est excellente. La conséquence la plus probante est la continuelle augmentation du prix de cette denrée de première nécessité. Son kilogramme coûte 600 F CFA au moins, contre 400 F CFA antérieurement.

10,7 milliards de F CFA, c’est la recette produite grâce à l’exportation du riz, principalement au Tchad, mais également au Nigeria, en Guinée équatoriale et au Gabon. Le Cameroun ensuite importe du riz en provenance de l’Inde, Chine et Thaïlande. Fait étrange : une partie du riz importé est de nouveau exportée vers des pays voisins. L’on tient pour exemple les données de l’Institut national des statistiques du Cameroun qui révèlent qu’en 2019, 332 300 tonnes de riz ont été réexportées. Cette pratique exercée par des commerçants a généré 87 milliards de F CFA.

Ce pays reste donc en attente des paroles auspicieuses des autorités ayant promis un dopage de la production locale du riz. En effet, le pays devra produire annuellement 750 000 tonnes de l’incontournable céréale afin de satisfaire la demande nationale et mieux encore, de réaliser des recettes grâce à son exportation.

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