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Le transport économique en Afrique Centrale

L’augmentation de la consommation à travers le monde a évolué, obligeant ainsi le secteur du transport à se développer. On observe plusieurs types de transports parmi lesquels le transport intracontinental. Dans ce type de transport, le transport routier est l’un des transports les plus utilisés en raison de sa flexibilité.

Développement du transport dans la sous-région

Le transport de marchandises effectué par camion permet de déplacer les marchandises du porte à porte, c’est-à-dire sans interruption. Cependant, les frais par tonne-kilomètre sont importants pour ce type de transport.

Il existe de nouveaux tarifs de transport routiers de marchandises. Sur le corridor Douala-Ndjamena il est de 3 300 000 F CFA et sur le corridor Douala-Bangui 3 350 000 F CFA. En principe ce tarif entre en application, le 1er janvier 2021. Il survient à la suite d’une décision consensuelle entre les parties en question, dont le groupement des transporteurs terrestres du  Cameroun, le syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun, le groupement des transporteurs centrafricains du Cameroun et l’union nationale des transporteurs du Tchad. Pour cette plateforme syndicale opérante au Cameroun, il s’agit pour la période post-covid, de redynamiser le secteur menacé entre autre par : les tracasseries, la montée en puissance des transports clandestins. C’est en ce sens que le président du groupement des transporteurs centrafricains du Cameroun déclare que : ça fait pratiquement dix ans que le transport souffre. Pourquoi ? Parce que les prix ne sont pas respectés. Le président de l’union nationale des transporteurs du Tchad, renforce cette idée en déclarant à son tour qu’aujourd’hui on a beaucoup de sociétés de transports, qui ont même investi dans le secteur avec cinquante, soixante-dix, cent camions et aujourd’hui ils se retrouvent avec zéro camion. Le syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun prévoit l’augmentation de ce tarif en 2022.

La théorie de la route comme vecteur du développement

Un adage dit : là où la route passe, le développement suit. Cette théorie de la route comme vecteur du développement renseigne sur le lien entre le transport et l’économie. Tout d’abord, sans moyens de transports, il n’y a pas d’échanges commerciauxentre économies distinctes, pas de déplacements de personnes d’un point vers un autre. Bref, la rencontre entre les producteurs et les consommateurs (l’offre et la demande) serait tout simplement impossible et inexistante.

Le développement économique désigne les évolutions positives dans les changements structurels d’une zone géographique ou d’une population : démographiques, techniques, industriels, sanitaires, culturels, sociaux… De tels changements engendrent l’enrichissement de la population et l’amélioration des conditions de vie. C’est la raison pour laquelle le développement économique est associé au progrès. Désormais, il sera possible de s’investir et pour les prestataires des marchés, d’aller exécuter les projets notamment les infrastructures sociales de base pour l’amélioration des conditions de vie des populations de la sous-région. Ainsi, les infrastructures routières ouvrent les portes de modernisation et du développement. On peut lire chez Abel BOVE et autres dans leur ouvrage collectif intitulé Le transport routier en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale : « En Afrique de l’Ouest et Afrique centrale, la croissance économique et l’emploi dépendent encore en grande partie de l’agriculture et des industries minières, et reposent largement sur les importations ».