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Le Salon Mondial du Tourisme : Révélateur du Potentiel Touristique de la République Démocratique du Congo

Le rideau est tombé sur le Salon Mondial du Tourisme ce samedi 17 mars 2024, à l’emblématique Porte de Versailles à Paris, après quatre jours d’exposition intense. Cet événement d’envergure annuelle, attirant des milliers de passionnés de voyages et d’opportunités commerciales à l’international, offre une plateforme idéale à de nombreux pays pour affirmer leur position de leader dans le secteur. Ils y présentent leurs atouts, cherchant à séduire et attirer un maximum de visiteurs sur leurs terres. Pour cette 47e édition, un nouveau venu a marqué sa première participation : la République Démocratique du Congo. Ce pays d’Afrique centrale, malgré son potentiel touristique incommensurable, doit encore lutter contre l’image tenace de conflits qui freinent son essor touristique. Alain Bokosso, Directeur des Investissements, Partenariats et Patrimoine Touristique à l’Office National du Tourisme, voit en cette présence une opportunité de redorer le blason de son pays. Interrogé après ces quatre journées riches en échanges avec les visiteurs du salon, Alain Bokosso nous livre son analyse. Pour lui, il est crucial de présenter le Congo tel qu’il est aujourd’hui, loin des stigmates de la guerre qui entravent son développement touristique. Dans cet entretien, il partage les constats tirés de cette exposition ainsi que les stratégies envisagées pour hisser la République Démocratique du Congo au rang de meilleure destination touristique en Afrique.

Kathy Mintsa: C’est la première fois que vous participez à ce Salon Mondial du Tourisme ?

Alain Bokosso: Effectivement, après 47 ans d’absence du Congo à cet événement majeur, nous avons décidé de marquer notre présence cette année. Nous sommes dans une phase de reprise du tourisme à l’échelle internationale, avec pour objectif de reconquérir les marchés. Notre présence en tant que bureau d’information et de renseignement vise à préparer le terrain pour que le Congo devienne un leader parmi les pays africains participant à ce salon. Il est important de rappeler que la République Démocratique du Congo est le plus grand pays francophone du monde, ce qui nous donne une place privilégiée dans cet événement.

Kathy Mintsa: Quels mécanismes allez-vous mettre en place pour atteindre cette position de leader ?

Alain Bokosso: Nous avons élaboré un solide plan de communication et un plan marketing. En amont, nous travaillons avec des équipes de journalistes et de blogueurs pour promouvoir les attraits touristiques congolais. Ensuite, notre plan marketing vise à conquérir des parts de marché françaises pour le tourisme congolais et pour la destination Congo.

Kathy Mintsa: Vous avez sûrement reçu de nombreux visiteurs sur votre stand. Quelle est leur perception de la République Démocratique du Congo ?

Alain Bokosso: Ce salon a été fructueux pour nous en termes de réservations pour le Congo. Nous avons constaté que beaucoup de visiteurs étaient intéressés et ont même réservé. Cependant, nous avons également pris conscience de la perception négative qui persiste à l’égard de la RDC, principalement liée à l’image de conflits. Les gens pensent qu’il y a la guerre partout au Congo, de Kinshasa à Matadi en passant par Bukavu. Cette perception erronée doit être corrigée par une communication efficace. Nous devons présenter une image réaliste du Congo, loin des stigmates de la guerre.

Kathy Mintsa: Autrement dit, vous souhaitez assainir l’image pour mieux promouvoir le tourisme ?

Alain Bokosso: Exactement. Nous devons assainir l’image du pays à travers une communication claire et transparente. Ce plan de communication sera soutenu par un plan marketing solide. Sinon, malgré nos efforts, les gens continueront à associer le Congo à la guerre. Il est crucial de rappeler que le Congo est vaste, avec 9 parcs nationaux. Même si quelques-uns sont inaccessibles, les autres peuvent accueillir les visiteurs. Nous avons également d’autres formes de tourisme à offrir, mais sans une communication adéquate, cela restera méconnu.

Kathy Mintsa: Les visiteurs de votre stand connaissent-ils réellement le Congo ?

Alain Bokosso: Ce que j’ai remarqué, c’est que les visiteurs ont une perception du Congo, mais souvent celle de la guerre. Ils ont un intérêt pour le tourisme congolais, mais la peur des conflits les retient. Nous devons clarifier cette situation et montrer que la situation n’est pas la même dans tout le pays. C’est pourquoi une agence de communication efficace est nécessaire pour démystifier ces idées reçues.

Kathy Mintsa: Outre ce travail de communication, quelles opportunités offrez-vous aux partenaires et investisseurs potentiels ?

Alain Bokosso: Le Congo a récemment mis en place une réforme majeure dans le secteur du tourisme, avec une nouvelle loi qui offre des avantages considérables en termes d’investissement. Cette loi facilite les investissements et permet aux investisseurs de prospérer. De plus, nous avons désormais un plan de développement du tourisme élaboré. Ces deux instruments sont des avancées que nous devons promouvoir grâce à notre plan de communication et de marketing pour les rendre opérationnels.

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