Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République Démocratique du Congo a réitéré avec force la demande de création de deux sièges permanents pour les pays africains au Conseil de sécurité de l’ONU. Cette requête, soutenue par l’ensemble des pays africains, vise à garantir une représentation géographique équitable et à reconnaître le rôle croissant de l’Afrique dans les affaires internationales.

Lors de la récente Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République Démocratique du Congo a prononcé un discours marquant, appelant à une réforme significative du Conseil de sécurité de l’ONU. Dans un contexte de progrès notable, notamment avec une présence accrue des femmes dans les instances gouvernementales et judiciaires de la RDC, le Président a souligné l’importance de l’adaptation des institutions internationales aux réalités contemporaines.
Il a insisté sur la nécessité de redynamiser le multilatéralisme par des réformes ciblées de la Charte des Nations Unies, touchant des questions clés telles que le droit de veto et le recours à la force. Cependant, il a également mis en lumière l’importance de renforcer la coordination et la coopération entre les différentes institutions et agences des Nations Unies pour éviter les redondances et les contradictions dans le traitement des enjeux globaux.
Dans ce cadre, le Président a fermement réitéré, au nom de l’ensemble des pays africains, la demande de création de deux sièges permanents au Conseil de sécurité pour les pays africains. Il a souligné que cet organe, en tant que principal décideur au sein de l’ONU, doit intégrer des représentants africains parmi ses membres permanents, avec toutes les prérogatives reconnues, notamment le droit de veto. Cette demande est présentée comme une question de justice pour un continent dont le rôle dans les affaires internationales ne cesse de croître.
Le Président a également rappelé que la République Démocratique du Congo se porte à nouveau candidate, après plus de trois décennies d’absence, au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2026-2027. Soutenue par l’Union africaine et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADEC), la RDC entend jouer un rôle proactif au sein du Conseil, participant à la revitalisation de la Charte des Nations Unies et contribuant de manière constructive aux débats et aux actions qui en découlent.
Le Président a réaffirmé l’engagement indéfectible de la RDC envers la communauté internationale, prêt à assumer avec honneur et responsabilité la mission de forger un avenir où la coopération et la paix prévalent sur le conflit et la division. Citant Nelson Mandela, il a appelé à une collaboration renforcée entre les nations pour écrire ensemble un chapitre crucial de l’histoire collective, où chaque nation, grande ou petite, peut prospérer dans la dignité et la sécurité.