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Cameroun: Un financement difficile pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME)

Les PME contribuent à l’expansion du système productif, génèrent des emplois et soutiennent (dans leur secteur d’activité) les grandes entreprises défaillantes en matière d’investissement. Mais, l’octroi du crédit actuellement par les banques est désavantageux pour ces unités de petites dimensions.

Les problèmes rencontrés par les PME pour établir une relation de coopération avec les banques, part du postulat de leurs difficultés financières. Actuellement les banques de la sous-région CEMAC en général et du Cameroun en particulier sont devenues de plus en plus réticentes à l’octroi de crédit au secteur privé. Le dénominateur commun de la quasi-totalité des PME au Cameroun est le déficit de financement. D’après un relationship Officer de UBA, il faut remplir absolument tous les critères, si un seul critère fait défaut l’obtention n’est pas possible. C’est cette exigence de garantie qui pose le problème de financement. Le financement des PME est beaucoup plus orienté vers les micro-finances. Il faut aussi noter qu’il n’existe pas de crédit professionnel de longue durée à destination des PME.

 Lesraisons de cette situation sont plusieurs : les impayés constituent l’un des principaux problèmes financiers rencontrés par les PME camerounais, avec l’Etat en tête de liste des débiteurs. Et la législation locale s’avère peu contraignant envers les mauvais payeurs. En outre, les PME ont des difficultés non seulement à s’introduire sur le marché obligataire et le marché international des capitaux mais aussi leur faible progression en chiffre d’affaire dans les spécificités des régimes fiscaux. On note également leurs insuffisantes participations aux circuits financiers en plus de l’inquiétude de la présence de garanties personnelles : l’assimilation entre le dirigeant et l’entreprise étant manifeste. Il s’agit du comportement des dirigeants des petites et moyennes unités qui tendent à opérer une confusion totale entre leur patrimoine et celui de l’entreprise, qui s’en suit de la réserve de faire entrer les capitaux extérieur dans le but de préserver leur autonomie de gestion et de décision. Il y a également lieu de constater que les investissements réalisés par les PME sont peu fréquemment destinés à améliorer la productivité, mais servent à renouveler la capacité de production, chose qui n’arrange pas les banques. Tout comme l’insuffisance des ressources propres des ces unités. 

 Tous ces éléments font connaitre aux PME les difficultés financières auprès des établissements bancaires.

D’autre part, 7 entreprises sur 10 auraient des difficultés à accéder au financement bancaire et ce sont les très petites entreprises TPE qui seraient concernées. Les TPME sont plus confrontées aux difficultés d’accès au financement qui constitue un obstacle sévère pour 40% d’entre elles. De manière générale 58% des chefs d’entreprise sont insatisfaits des services offerts par les institutions financières et cela est plus accentué chez les TPE à un taux de 63%.

Il importe de souligner que, malgré l’existence des établissements de crédit qui sont au nombre de seize (16)[1]en sol camerounais, et le financement octroyé au PME par la BC- PME ainsi qu’il suit : pour l’exercice 2016 il s’agit de 3,3 milliards octroyés à 377 PME ; en 2017 6,448 milliards pour 787 PME ; en 2018 12,367 milliards pour 846 PME.., on note toujours des difficultés criardes dans le financement des PME au Cameroun. Au regard de tous ces déploiements, on se pose des questions, comme celle de savoir le rôle des pouvoirs publics dans le financement des PME. 


[1]Afriland First Bank ; Banque Atlantique ; BC-PME ;BGFIBANK ; BICEC; BOA Cameroun; Citibank; CBC; CCA – Bank; Ecobank; NFC Bank; SCB Cameroun; Société Générale Cameroun; SCBC; UBC; UBA