Les 10 et 11 octobre prochains, Dakar, la capitale sénégalaise, sera le théâtre d’un sommet majeur intitulé « Par les filles et pour les filles », réunissant des délégations de 24 pays africains. L’objectif de cet événement est de transformer les adolescentes en actrices du changement sur le continent.
À l’approche de ce sommet, les consultations nationales se multiplient, notamment à Brazzaville, où un atelier de consultations a été organisé les 19 et 20 août. Cet atelier, initié par le ministre de la Jeunesse en collaboration avec le ministre de la Promotion de la femme, a rassemblé divers acteurs, y compris des enfants issus de familles vulnérables, des représentants gouvernementaux, des organisations de la société civile, ainsi que des partenaires au développement.
Ces acteurs se sont réunis pour donner une voix aux adolescentes et identifier leurs priorités. Les discussions ont porté sur des thématiques essentielles telles que la formation, la protection, l’intégration et l’accès des jeunes filles aux services vitaux. Parmi les recommandations formulées, on retrouve le développement de réseaux d’action, le renforcement du plaidoyer pour le respect des engagements internationaux, et la sensibilisation des parents à abandonner les « pratiques néfastes » qui compromettent l’épanouissement des filles.

Le sommet se présente comme un véritable espace d’expression et d’influence pour les adolescentes, favorisant les échanges et le partage de bonnes pratiques. Les discussions mettront l’accent sur les droits des adolescentes vivant avec un handicap, celles non scolarisées ou en situation de vulnérabilité. Le soutien du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a été sollicité pour animer des ateliers thématiques sur des sujets critiques tels que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines.
Cet événement s’inscrit dans un contexte où des avancées notables ont été réalisées, mais où des défis subsistent en matière d’égalité des sexes et de droits humains. Bien que des progrès aient été faits, comme la ratification de plusieurs conventions internationales, des inégalités perdurent, notamment en matière d’éducation et d’accès aux soins. L’Unicef s’engage à renforcer l’égalité par l’éducation aux droits humains, en travaillant à rendre le milieu éducatif plus sûr et à encourager la participation active des filles.
En somme, le sommet « Par les filles et pour les filles » vise à établir un cadre international où le bien-être des adolescents est reconnu comme une priorité de développement. La préparation de cet événement souligne l’importance de bâtir un monde où chaque jeune peut réaliser son plein potentiel. « Créer un espace où elles prennent la parole et influencent les politiques publiques » est un objectif central, comme l’a souligné Maïssa Abdellaoui, chargée de l’éducation et de l’autonomisation des filles à l’Unicef Sénégal.