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Les Etats Africains invités à accélérer la ratification des instruments de la ZLECAF

Prévu pour le 1er juillet de l’année en cours, le démarrage des échanges commerciaux dans le cadre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) a été renvoyé au 1er janvier 2021 du fait, entre autres, des contraintes liées à la pandémie de covid-19.

Tout n’est pas encore au point, mais les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la ZLECAF incitent les dirigeants à l’optimisme. C’est ainsi que dans le rapport qu’il a présenté à ses pairs au cours de la 13è session extraordinaire de la conférence de l’Union africaine tenue par visioconférence, le président nigérien, Issoufou Mahamadou, leader désigné pour la promotion de la ZLECAF, a appelé à l’accélération de la ratification des textes par les Etats-membres.

Pour sa part, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a assuré, lors de sa prise de parole à cette occasion, que la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale dont il assure la présidence en exercice a « finalisé ses listes d’engagements spécifiques sur le commerce des services et celles des concessions tarifaires sur les marchandises », tandis que la République du Congo a « déjà élaboré, pour les dix prochaines années, sa stratégie d’action au sein de la ZLECAF ».

Au 30 novembre, trente-trois pays sur les cinquante-cinq que compte le continent ont pu ratifier et déposer les instruments afférents auprès de la Commission de la ZLECAF, a indiqué le chef de l’Etat nigérien, tout en priant les vingt-deux pays restants à faire de même. Issoufou Mahamadou a auparavant indiqué que la crise sanitaire en cours, survenue au moment où se clôturait la réunion des chefs d’Etat tenue au mois de février 2020 a impacté négativement sur les activités prévues.

Si, au vu de ces avancées, il considère qu’avec la création de la ZLECAF, l’Afrique aborde « un nouveau chapitre » de son développement, Issoufou Mahamadou est aussi convaincu que le continent entame « un voyage qui nécessite la participation de toutes les couches de la société africaine ». L’Afrique, déclare-t-il, reste reconnaissante de l’appui de ses partenaires, sans lesquels elle ne pourrait mener à son terme son ambitieux projet d’intégration.

Dans ce qu’il convient de considérer comme le test majeur du succès du démarrage des échanges commerciaux au sein de l’espace communautaire africain, les cinq secteurs prioritaires identifiés par les experts et les dirigeants concernent : les services aux entreprises, les communications, les finances, le tourisme et les transports. Le site internet www.tradebariers.africa lancé en juillet 2019 est un portail au service du mécanisme en ligne de notification, de surveillance et d’élimination des barrières non-tarifaires, un autre challenge de l’opérationnalisation de la ZLECAF. Rendez-vous est pris pour le 1er janvier 2021.

1.- Les 33 Etats ayant ratifié les instruments de la ZLECAF au 30 novembre 2020

Angola, Burkina Faso, Cap-Vert, Tchad, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Guinée équatoriale, Eswatini, Ethiopie, Kenya, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Mauritanie, Namibie, Niger, Ouganda, Rwanda, République Sahraouie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Afrique du Sud, Togo, Zimbabwe, Lesotho, Tunisie, Nigeria.

2.- Parties prenantes au processus de la ZLECAF (Partenaires stratégiques)

  • Commission économique pour l’Afrique, Banque africaine d’exportation et importation, Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement, Banque africaine de développement, Centre du commerce international, Initiative Afro Champions, Africa e-Trade Group, Union européenne, Agence allemande de coopération technique, Institut physico technique fédéral allemand, Gouvernement danois, Gouvernement canadien, Etats-Unis d’Amérique, Gouvernement australien, Département du développement international, Institut de développement d’Outremer (Grande Bretagne), Expertise France (France), Secrétariat du Commonwealth, Francophonie, Programme des Nations unies pour le développement, Groupe de la Banque mondiale, Coopération islamique pour le financement du commerce international.