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La recherche du financement en blending en Afrique centrale

Avec l’élaboration des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) au début des années 2000, il y a eu une prise de conscience sur l’élargissement des bases de financement du développement : le blending.

CEEAC

Ce mode de financement intéresse aujourd’hui les organisations d’intégration sous régionale en Afrique centrale, pour réaliser leur projet d’infrastructure. C’est le cas des projets conjoints CEMAC-CEEAC.

Qu’est-ce que c’est le blending ?

Le blending consiste en l’utilisation du financement public, comme levier pour mobiliser les investissements du secteur privé dans les pays en développement et débloquer ainsi des financements supplémentaires, devant en principe permettre de tendre vers la réalisation des Objectifs du Développement Durable (ODD). Certains le définissent comme un mode de financement stratégique, qui combine les fonds européens avec les financements des autres partenaires financiers au développement sous forme de prêt ou de dons. Le risque est grand de voir se développer une financiarisation du développement sur une logique purement financière du développement. Le principe du blending est donc le mixage d’un don avec le prêt, d’une institution financière chef de file, qui sera formellement porteuse du projet et la seule signataire de l’accord financier avec le pays concerné.

A la différence des financeurs privés qui cherchent à fructifier leur capital et trouver des opportunités de valorisation, les financeurs publics viseraient principalement l’augmentation des ressources disponibles. Il s’agit du partenariat public-privé réunissant une myriade d’acteurs (Etat ; Organisation Internationale ; grandes fondations ; organisation non gouvernementale ; multinationales…)

Les risques du blending

Le choix de ce mode de financement est inquiétant au moins pour 3 raisons :

–           Manque de transparence dans la réalisation c’est-à-dire manques de publication des données par les pays donateurs et les institutions de financement

–           Le blending se concentre sur 3 secteurs : le secteur de l’énergie ; le secteur de l’industrie, de la mines et de la construction et le secteur des banques et services financières. Or ces mécanismes ne sont pas orientés vers les pays et les secteurs ou les défis pour atteindre les ODD sont les plus important : il s’agit des pays pauvres et des secteurs de l’éducation et de la santé

–           Les financements additionnels ne sont pas forcément alignés sur la stratégie des pays en voie de développement. Il s’agit ici de voir si le blending n’est pas mobilisé pour d’abord offrir de nouveaux  débouchés aux entreprises des pays donateurs.

banque internationale pour la reconstruction et le développement