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FELS Economic Forum 2026 : à Douala, le Cameroun se pose en moteur de la CEMAC

La 10ᵉ édition du forum économique « Doing the Future Together », initiée par la Fondation Elessa Lothin-Sen, s’est tenue les 11 et 12 juin 2026 au Club Malimba de Bonapriso, à Douala. Décideurs publics, banquiers centraux, bailleurs de fonds et opérateurs économiques y ont dressé le portrait d’un pays qui entend convertir son poids dans la sous-région en attractivité durable.

Douala, le 16 juin 2026

Pendant deux jours, la capitale économique camerounaise a accueilli un rendez-vous devenu un repère du calendrier des affaires en Afrique centrale. Sous le thème « Le Cameroun, une attractivité économique majeure dans la sous-région CEMAC ? Ses institutions, ses acteurs et la prospective pays », la 10ᵉ édition du FELS Economic Forum a réuni autorités administratives, dirigeants d’entreprises, investisseurs et experts autour d’une conviction partagée : avec près de 45 % du PIB de la zone CEMAC, une économie diversifiée et une position géographique stratégique, le Cameroun dispose des atouts d’un véritable pôle régional. Encore faut-il en faire un levier concret pour le consommateur et le citoyen.

La vision du fondateur : produire pour mieux protéger

C’est précisément ce fil que tire Louis Deschamps Lothin Elessa, président-fondateur de l’ONG Elessa Lothin-Sen, depuis plusieurs années. Son crédo : structurer et encadrer la commercialisation des produits de consommation au Cameroun, avec une attention particulière pour la filière halieutique. En ouverture des travaux, il a placé la santé publique et la traçabilité au cœur du débat, rappelant que la maîtrise de la chaîne de valeur — de la production primaire jusqu’à l’assiette — est une responsabilité collective qui engage producteurs, entreprises et pouvoirs publics.

« Quand on produit, c’est autrui qui consomme ; cet autrui doit être protégé. Au-delà de l’obligation, il y a la probité morale. » — Louis Deschamps Lothin Elessa, président de la Fondation Elessa Lothin-Sen

Pour lui, l’urgence est de rendre les produits locaux sûrs, fiables et compétitifs. Les produits de mer incarnent parfaitement ce défi : une ressource considérable et un réel potentiel d’exportation, mais des risques sanitaires élevés si la chaîne du froid et les normes ne sont pas respectées.

Un poids institutionnel assumé

La présence du ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), le Dr Taïga, invité spécial de cette édition, a conféré aux échanges une portée opérationnelle. Saluant l’ancrage de terrain du projet porté par la Fondation, le membre du gouvernement a estimé que la professionnalisation de la pêche artisanale avait « trouvé [son] point d’ancrage » à travers cette initiative, avant d’en féliciter le promoteur.

Côté lecture macroéconomique, le directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Pierre Emmanuel Nkoa Ayissi, a rappelé que la croissance s’était établie à 3,5 % en 2025, en insistant sur la solidité du cadre monétaire de la sous-région : « Notre économie est plus stable que dans plusieurs autres pays africains », a-t-il souligné, mettant en avant la qualité du régime de change et la profondeur financière du pays. La représentante régionale de la Société financière internationale (SFI/IFC), Charlotte Ndaw Sako, a pour sa part ouvert les perspectives du côté du numérique, des services et de la montée en puissance des champions locaux et nationaux.

le Dr Roger Mbassa Dinè

L’attractivité commence par la confiance

Le maire de la ville de Douala, le Dr Roger Mbassa Dinè, a relié consommation et compétitivité des territoires, faisant de la confiance du consommateur le socle de l’attractivité urbaine.

« Une ville attractive, c’est d’abord une ville où le consommateur a confiance dans ce qu’il achète. » — Dr Roger Mbassa Dinè, maire de la ville de Douala

Le franc CFA stable rassure, a-t-il observé en substance, mais la confiance du consommateur rassure encore davantage.

L’économie bleue, gisement stratégique

Au cœur des travaux, l’économie bleue s’est imposée comme un secteur à fort potentiel. Elle contribuerait à hauteur de 5,8 % au PIB national et représenterait près de 3 % des emplois ; fondée sur l’exploitation durable des ressources marines et des eaux continentales, elle générerait des services écosystémiques estimés à plus de 22 600 milliards de FCFA, selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Sur le terrain, l’ambition est claire : passer d’un volume de crevettes simplement capturées à des milliers de tonnes valorisées, transformées localement et exportées, tout en formant les jeunes des quartiers côtiers aux standards mondiaux de qualité et d’hygiène.

Le message de cette 10ᵉ édition est sans ambiguïté : le Cameroun ne s’affirmera comme pôle d’attractivité en zone CEMAC que si son marché intérieur est sain, sécurisé et exigeant. Un consommateur protégé attire les industriels sérieux ; une chaîne de consommation responsable valorise le label « Made in Cameroon ». Avec « Doing the Future Together », la Fondation Elessa Lothin-Sen pose les jalons d’une économie où produire et consommer riment avec protection du citoyen — et continue, au-delà des frontières, de bâtir des ponts.


Cap sur Paris : l’édition française et la diplomatie du golf

Le rendez-vous se prolonge en France, avec une édition parisienne attendue le 30 juin 2026.

La Fondation Elessa Lothin-Sen, à statut d’ONG, est constante dans le développement de sa coopération golfique internationale, qu’elle conduit par sa Section Golf et son Malimba Golf Academy.

À ce titre, la Section Golf de la Fondation est Invitée d’Honneur du Pro Am de l’African Golf Tour, le 22 juin, au Liberty Country Club à Paris (France). Notre académie de golf ⛳️ « Malimba Golf Academy » y sera célébrée comme une grande et forte initiative de formation au golf en Afrique.

Nous construisons des ponts à l’international pour le mouvement golfique camerounais.

« Être utile pour les autres… »