Pékin pré-finance via la société China Overseas Co Ltd la construction d’un barrage dont la
capacité de production sera de 600 à 800 mégawatts d’électricité.
Il s’agit notamment d’un protocole d’accord dont l’annonce a été faite le 18 septembre dernier,
pour le développement du site de Sounda au sud du pays. Les travaux devront débuter en
janvier 2025 et s’achever en juin 2030.
La pertinence d’un tel accord tient au fait que de Pointe-Noire à Brazzaville, principales villes du
pays, les habitants sont régulièrement en proie à de longues coupures privatives d’électricité.
Plus de 2,5 millions de personnes en sont affectées. Il est de ce fait question de renforcer l’offre
de la production électrique tel que l’a souligné Thierry Moungalla, ministre congolais de la
communication.
En effet selon les arguments des autorités, entre Pointe-Noire et Brazzaville, la défectuosité du
système de transport d’électricité fait perdre entre 80 et 120 mégawatts d’électricité en cours de transmission. Ce facteur, ajouté à la gouvernance de qualité approximative de l’E2C, société publique de gestion du courant, de réels changements doivent être faits afin d’améliorer le quotidien des citoyens via la construction de meilleures infrastructures hydro-électriques.
À ce jour, trois barrages hydroélectriques ont déjà été construits au Congo par voie de
pré-financement de la Chine depuis son indépendance en 1960. Ils ont été faits respectivement
à Imboulou, à Moukoukoulou et à Liouesso, tous de bien moindre capacité que le barrage en
projet.